De la villégiature aux Jeux Olympiques
L’ère du Climatisme (Fin XIXe siècle) Avant de devenir un site olympique, Saint-Nizier-du-Moucherotte était un modeste village d’éleveurs et de forestiers. Dès la fin du XIXe siècle, le village connaît un essor remarquable grâce au tourisme et à la mode de l’hygiénisme. Les citadins grenoblois y montent pour chercher ce que préconisent les médecins de l’époque : le bon air, l’eau pure, l’ensoleillement et les panoramas. On y envoie alors les « enfants délicats » en cure pour profiter de ce climat bienfaisant.
La Révolution du Tramway (1920 – 1951) Pour accompagner cet afflux touristique, le tramway reliant Grenoble à Villard-de-Lans est inauguré en 1920. Véritable colonne vertébrale du territoire, il ne comptait pas moins de quatre arrêts desservant Saint-Nizier et ses environs. Jugé trop lent face à l’essor de l’automobile et des autocars, il sera finalement démantelé en 1951.
Le rêve du Moucherotte (1956 – 1977) Pour succéder au tramway, le Téléphérique du Moucherotte est construit en 1956. Sa particularité ? Il ne dessert pas le village, mais propulse les visiteurs directement au sommet, où trône l’hôtel de l’Ermitage. Il offrira une parenthèse enchantée aux touristes jusqu’à sa fermeture en 1977.
La consécration Olympique (1965) Lorsque Grenoble obtient les Jeux Olympiques en 1965, la question du tremplin de 90 mètres se pose. Les 2 Alpes, Lans-en-Vercors ou encore Saint-Pierre-de-Chartreuse sont pressentis. C’est finalement Saint-Nizier qui remporte la mise, transformant définitivement cette station de moyenne montagne en un lieu d’histoire sportive.














